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Assad a été condamné à mort, mais fera-t-il un jour face à la justice syrienne ?

Près de deux ans après que Bachar al-Assad a fui la Syrie, un tribunal de Damas a rendu à l'ancien président l'un de ses jugements les plus importants à ce jour : la peine de mort.

Assad et son frère Maher ont été condamnés à mort par contumace le 11 août pour des crimes commis pendant la guerre civile syrienne ayant duré près de 14 ans, qui a fait environ un demi-million de morts. Tous deux ont fui en Russie après qu'une offensive rebelle ait renversé le gouvernement Assad en décembre 2024.

Le tribunal a déclaré Bashar al-Assad coupable de crimes comprenant des meurtres prémédités, des actes de torture, des détentions arbitraires et des crimes contre l'humanité. Six autres anciens responsables ont également été condamnés à mort par contumace.

Mais un membre de la famille Assad se trouvait en fait dans la salle d'audience de Damas.

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This handout picture released by the official Syrian Arab News Agency (SANA) on August 18, 2026, shows Wasim al-Assad, a cousin of ousted Syrian ruler Bashar al-Assad, being led into a defendant's cage in the courtroom for his sentencing, at the Fourth Criminal Court in Damascus. Wasim al-Assad, 46-years-old, the first al-Assad family member to be sentenced in person, was sentenced to death on August 18, after being convicted of crimes of multiple murders and torture during the country�s nearly 14-year war. (Photo by SANA / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / SANA" - HANDOUT - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS
Source: SANA

Atef Najib, le cousin d'Assad et ancien chef de la sécurité politique à Daraa, se tenait dans une cage vêtu d'un uniforme de prison lorsqu'il a reçu sa propre condamnation à mort.

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L'affaire de Najib ramène la Syrie aux origines de son soulèvement. En 2011, 15 jeunes ont été détenus et torturés après l'apparition de graffitis antigouvernementaux à Deraa. Leur traitement a contribué à déclencher des manifestations qui se sont étendues à travers le pays, suivies d'une répression gouvernementale et d'une guerre civile durant près de 14 ans.

Pour les nouvelles autorités syriennes, les verdicts font partie d'un effort plus large visant à tenir les anciens responsables de l'ère Assad pour responsables et à établir un système de justice transitionnelle.

Mais le processus est déjà sous examen.

Des défenseurs des droits humains et des observateurs juridiques ont exprimé des inquiétudes quant à la rapidité et à l'équité de la procédure. Les surveillants du procès de Najib ont signalé une représentation juridique insuffisante et des faiblesses dans les témoignages des témoins, tandis que des questions subsistent quant à l'application des crimes contre l'humanité dans le cadre juridique syrien en vigueur.

Les défenseurs des droits qui ont salué cette avancée vers la responsabilité ont également souligné que les procédures futures doivent respecter les normes d'un procès équitable, les droits de la défense et l'indépendance judiciaire.

Le défi est particulièrement important dans un pays qui doit encore faire face à la violence après la chute d'Assad, y compris des tueries impliquant des communautés alaouites et druzes.

Des questions demeurent également sur le fait que Bachar et Maher Assad comparaîtront un jour en personne devant la justice syrienne. Tous deux restent en Russie, rendant leurs condamnations largement symboliques à moins qu'ils ne soient finalement renvoyés en Syrie.

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